Tout est parti de Marie-Antoinette. Un peu à cause du projet de film de Sofia Coppola, je me suis interessée à la reine la plus célèbre de France. Petite, j'étais émerveillée par ces robes "à crinoline" du 18ème siècle et en dessinait partout. Je n'ai appris que bien plus tard, que la crinoline n'était apparu qu'au 19ème siècle un peu avant la tournure et ces fameuses robes rococo s'appelaient en fait des robes à panier. Mais ceci est une autre histoire...
J'ai commencé pour mon premier projet de collection, à me documenter. J'ai lu la biographie de Stefan Zweig, recherché des informations et des images sur l'époque et sa mode vestimentaire. Et me plongeant littéralement dans Marie-Antoinette, j'ai fini par attérir comme elle loin des apparats rococo de la cour, dans l'univers clos du Petit Trianon. Le film de Sofia Coppola, reflète assez bien, à mon sens, ce que pouvait être cet univers. La recherche de la simplicitée même imitée, la proximité avec la nature, le jardin secret.
Marie-Antoinette de Sofia Coppola Et loin des robes à panier rococo, des froufrous exagérés et des perruques gratte-ciel, j'ai choisi d'explorer plutôt cette facette à la fois naturelle et artificielle de Marie-Antoinette qui me semblait tellement proche de notre époque et de sa recherche de "l'authentique". Elisabeth Vigee-Lebrun En collectionnant ces images, ces portraits de Marie-Antoinette et de ses amies, je me suis aperçue qu'un nom revenait souvent : Elisabeth Vigée-Lebrun. Femme peintre, chose assez rare pour l'époque pour être remarquée mais surtout capable de reproduire dans ses tableaux les émotions de ses modèles. Après avoir été l'élève du peintre Joseph Vernet, elle peignit de nombreux portraits de Marie-Antoinette à la cour mais aussi Marie-Antoinette dans son univers privé, en robe champêtre (tableau qui fit d'ailleurs scandale).
Et hop, il n'y avait qu'un pas à faire et je l'ai fait en allant me procurer une biographie d'Elisabeth à la bibliothèque. Son histoire m'a passionnée et en voyant son autoportrait avec sa fille unique, j'ai décidé de changer de cap et de la prendre pour modèle dans l'élaboration de la première collection.