A propos d'Elisabeth...
Par sylvie le lundi 30 avril 2007, 23:33 - Collections - Lien permanent
Tout est parti de Marie-Antoinette. Un peu à cause du projet de film de
Sofia Coppola, je me suis interessée à la reine la plus célèbre de France.
Petite, j'étais émerveillée par ces robes "à crinoline" du 18ème siècle et en
dessinait partout. Je n'ai appris que bien plus tard, que la crinoline n'était
apparu qu'au 19ème siècle un peu avant la tournure et ces fameuses robes rococo
s'appelaient en fait des robes à panier. Mais ceci est une autre
histoire...
J'ai commencé pour mon premier projet de collection, à me documenter. J'ai lu
la biographie de Stefan Zweig, recherché des informations et des images sur
l'époque et sa mode vestimentaire. Et me plongeant littéralement dans
Marie-Antoinette, j'ai fini par attérir comme elle loin des apparats rococo de
la cour, dans l'univers clos du Petit Trianon. Le film de Sofia Coppola,
reflète assez bien, à mon sens, ce que pouvait être cet univers. La recherche
de la simplicitée même imitée, la proximité avec la nature, le jardin
secret.
Et loin des robes à panier rococo, des
froufrous exagérés et des perruques gratte-ciel, j'ai choisi d'explorer plutôt
cette facette à la fois naturelle et artificielle de Marie-Antoinette qui me
semblait tellement proche de notre époque et de sa recherche de
"l'authentique".
En
collectionnant ces images, ces portraits de Marie-Antoinette et de ses amies,
je me suis aperçue qu'un nom revenait souvent : Elisabeth Vigée-Lebrun.
Femme peintre, chose assez rare pour l'époque pour être remarquée mais surtout
capable de reproduire dans ses tableaux les émotions de ses modèles. Après
avoir été l'élève du peintre Joseph Vernet, elle peignit de nombreux portraits
de Marie-Antoinette à la cour mais aussi Marie-Antoinette dans son univers
privé, en robe champêtre (tableau qui fit d'ailleurs scandale).
Et hop, il n'y avait qu'un pas à faire et je l'ai fait en allant me procurer
une biographie d'Elisabeth à la bibliothèque. Son histoire m'a passionnée et en
voyant son autoportrait avec sa fille unique, j'ai décidé de changer de cap et
de la prendre pour modèle dans l'élaboration de la première collection.